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Petits ruminants : Strongles gastro-intestinaux (SGI), définissez votre tableau de bord !

mis en ligne le 24 avril 2019 - Bourgogne - Franche-Comté

Strongles gastro-intestinaux (SGI)

Les parasites internes sont une contrainte majeure pour la santé et le bien être des ovins et caprins mais aussi pour l’économie des élevages. Il faut donc adopter des mesures de gestion adaptées à son élevage.

Il faut donc adopter des mesures de gestion adaptées à son élevage, en tenant compte de deux contraintes d’utilisation majeures :

  • Les phénomènes de résistance voire de multi-résistances sont aujourd’hui avérés en France, il faut donc tout mettre en œuvre pour préserver l’efficacité des molécules disponibles ;
  • Il y a des restrictions d’emploi des traitements chez les chèvres en lactation.

Diverses familles de parasites sont susceptibles d’affecter les petits ruminants, au pâturage comme en bâtiment, avec des symptômes variés. Mais, printemps et mise à l’herbe obligent, cet article ne traite que des strongles gastro-intestinaux au pâturage. Un prochain article sera consacré à la gestion thérapeutique et aux phénomènes de résistance.  

 

Tableau de bord des SGICe tableau ne doit pas faire oublier qu’il existe d’autres types de parasites, également pathogènes, qui peuvent affecter d’autres organes et doivent également faire l’objet d’une surveillance (coccidiose, ténia…).

 

La coproscopie : clé de voûte de la stratégie de lutte antiparasitaire

Une coproscopie donne une image de l’intensité d’excrétion d’œufs de parasites par l’animal à un instant donné et pas exactement le niveau d’infestation de l’animal. En effet, elle donne un nombre d’œufs par gramme de matière fécale, mais le phénomène de ponte n’est pas linéaire et le nombre d’œufs pondus par individu varie selon l’espèce du parasite (exemple pour les strongles gastro-intestinaux : Haemonchus pond 100 fois plus que Teladorsagia), la saison (en période hivernale les parasites pondent moins voire plus du tout) et l’état de santé de l’animal porteur. Or la coprologie donne un nombre total d’œufs et n’identifie pas les familles de strongles. Pour cela, il faut recourir à une coproculture dans un laboratoire spécifique, où l’on fait éclore les œufs pour identifier les larves. En cas de mortalité, l’autopsie peut également permettre d’identifier certains parasites adultes dans les organes.

Par contre la coprologie donne une bonne indication du risque de contamination des parcelles, et par conséquent du risque de nouvelle infestation ou de réinfestation des animaux.

Comme les petits ruminants - contrairement aux bovins - n’acquièrent que peu d’immunité contre les parasites internes, la coprologie est un bon indicateur tout au long de la vie des ovins et des caprins.

 

Quelle méthode employer ?

Les strongles gastro-intestinaux ne sont pas uniformément répartis dans le troupeau, il y a des animaux plus sensibles que d’autres.

Pour limiter les coûts d’analyse et dans le cadre d’une aide à la bonne utilisation des anthelminthiques, il est conseillé de faire des prélèvements de fèces individuels d’une quinzaine d’animaux représentatifs du troupeau et de demander au laboratoire une coprologie de mélange. Cet effectif permet de ne pas sous-estimer ou surestimer l’excrétion d’œufs, quel que soit le niveau d’infestation. Pour cela, les prélèvements seront réalisés :

  • de manière individuelle ;
  • sur des matières fécales fraîches prélevées au sein de lots d’animaux (lot de pâture, catégorie d’âge…) ;
  • sur des animaux représentatifs de l’état du lot : pas les plus maigres, ni les plus en état, pas de diarrhée…

 

Les échantillons sont à conditionner (1 contenant / animal) et à envoyer individuellement au laboratoire, qui se chargera de réaliser le mélange selon un protocole précis. À la ferme, conserver les échantillons à +4°C en attendant l’envoi ou le dépôt au laboratoire, le plus tôt possible après le prélèvement. 

 

Que me dit la coprologie ?

Les résultats des coprologies sont à interpréter en fonction du nombre d’OPG et des espèces concernées, les pouvoirs pathogènes étant variables selon les parasites, l’état, le stade physiologique des animaux et la météorologie.

Pour les strongles gastro-intestinaux (non valable pour les douves, strongles pulmonaires…), un exemple de grille d’interprétation peut être celui-ci :

Dénombrement coprologique des œufs de strongles gastro-intestinaux

Stratégie de traitement possible (à discuter avec votre vétérinaire dans tous les cas)

OPG < 500

Sauf cas particulier (animaux avec symptômes cliniques ou production pénalisée), le traitement n’est probablement pas nécessaire.

OPG compris entre 500 et 1000

Le choix de la mise en œuvre ou non du traitement est à décider en fonction du stade physiologique des animaux, des symptômes cliniques, de la possibilité de retarder ou non ce traitement. On peut opter pour un traitement sélectif.

OPG > 1000

Il est probable qu’un traitement soit nécessaire, sauf cas d’une espèce peu pathogène.

 

Le raisonnement du traitement doit également porter sur le choix des animaux à traiter (traitement sélectif), notamment lorsque le nombre d’OPG est moyen : on peut traiter uniquement les animaux qui expriment des symptômes cliniques imputables à une infestation parasitaire (production, état corporel, diarrhée, couleur muqueuse…).

En cas de difficulté de gestion du parasitisme et si le risque de résistance aux antiparasitaires est écarté (test à réaliser avec votre vétérinaire), la coproculture peut vous permettre d’affiner votre stratégie en fonction de l’espèce présente chez vous.

 

Quand effectuer un contrôle ?

Dans les systèmes les plus courants en Bourgogne - Franche-Comté, c’est-à-dire hiver en bâtiment et sortie au pâturage après les mise-bas d’hiver :

  • 1 mois après la mise à l’herbe : c’est le délai à partir duquel on pourra observer les pontes des parasites qui ont survécu à l’hiver dans l’animal ainsi que les parasites ayant réalisé leur cycle suite à une ingestion de larves infestantes résiduelles lors de la mise à l’herbe (c’est-à-dire qui ont passé l’hiver sur la parcelle). Si la mise à l’herbe a été tardive, cette coproscopie peut fusionner avec la suivante ;
  • mai/juin selon la météo du printemps : si la mise à l’herbe a été précoce et les conditions douces et humides, il est conseillé de refaire un contrôle ;
  • juillet/août : si sécheresse annoncée pour juillet, anticiper la coproscopie début juillet, en surveillant en particulier les mâles reproducteurs ;
  • septembre/octobre si les conditions en fin d’été-début d’automne sont favorables au cycle des parasites ;
  • 1 à 2 mois avant les mises-bas s’il n’y a pas eu de traitement à la rentrée en bâtiment (attention les parasites peuvent alors être présents sous des formes enkystées qui ne pondent pas d’œufs).

Cet article montre que de nombreux paramètres sont à prendre en compte pour décider d’un traitement ou non, en particulier dans le cas des strongles gastro-intestinaux. La coproscopie est dans ce cadre un outil d’aide à la décision qu’il ne faut pas hésiter à mettre en œuvre, à des moments-clés (traitement ciblé) qui varient selon le stade physiologique des animaux et les conditions climatiques de l’année, mais dont l’interprétation n’est pas toujours aisée.

Pour vous accompagner dans la gestion du parasitisme n’hésitez pas à demander conseil à votre vétérinaire, aux techniciens d’élevage (GDS, Chambre d’agriculture, groupement de producteur…).

 

Les GDS de Bourgogne et le GDS Franche-Comté proposent à leurs adhérents certaines aides, renseignez-vous !