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Actualité

Assemblée Générale du GDS BFC : Tourmente sur le sanitaire

mis en ligne le 08 juillet 2022

De gauche à droite, Lionel Malfroy, vice-président du GDS BFC, Christian Morel, vice-président du Conseil régional en charge de l’agriculture et Pascal Martens, président du GDS BFC.

Les administrateurs du Groupement de défense sanitaire de Bourgogne Franche-Comté étaient réunis mardi 5 juillet dernier dans la grande salle du Conseil régional sur le site de Besançon. Dans un contexte de manque de visibilité de financements, le GDS BFC a souhaité interpeller la collectivité régionale sur les enjeux sanitaires liés à l’élevage. Les sections qui composent le GDS BFC se sont exprimées sur leurs craintes, les enjeux et les perspectives liés à la question sanitaire. Le conseil régional aura-t-il entendu ?

Cet article est extrait de la Terre de Chez Nous du 08 juillet 2022, rédaction par Séverine VIVOT. Crédits Photos : Séverine VIVOT

 

Tourmente sur le sanitaire

C’est avec la présentation des comptes par Jean-Luc Chevalier que s’est ouverte l’assemblée générale du GDS BFC. Une trentaine de membres s’étaient déplacés à Besançon. Quelques administrateurs, retenus par d’autres obligations ont pu suivre une partie des débats en visioconférence.

 

Si les comptes de la structure régionale sanitaire présentent des résultats à l’équilibre, l’avenir est plus incertain. Après la loi NOTRe qui avait retiré la possibilité aux départements de financer l’action sanitaire et engagé de fait la région à reprendre ce financement, le revirement instauré par la loi 3DS laisse planer un doute quant à la pérennité des financements alloués au secteur de la santé animale.

 

Pascal Martens, n’a pas pour habitude de pratiquer la langue de bois. Président du GDS BFC, il a dès l’ouverture de l’AG fait savoir son mécontentement vis-à-vis de deux dossiers : celui du PSE et celui de la participation de la région au bon fonctionnement du GDS qu’il préside. « Si le plan sanitaire d’élevage (PSE) s’arrête il y aura des conséquences financières pour les éleveurs » a commencé Pascal Martens.

Rejoint en visioconférence au cours de l’assemblée générale par François Patriat, sénateur de Côte d’Or et ancien vétérinaire, l’élu depuis le palais Bourbon a réaffirmé son soutien à la profession et en particulier au GDS. « Vos appels ne sont pas tous entendus. Je me ferai le porte parole de vos revendications à la région pour les financements et au sénat pour le PSE » a confirmé le sénateur.

 

Parole à toutes les productions

Les représentants des différentes sections qui composent l’organisme à vocation sanitaire (OVS) régional se sont ensuite exprimés. A tour de rôle, sections aquacole, apicole, bovine, ovine, caprine et porcine ont pris la parole. L’occasion pour chacune des sections de mettre en avant le travail réalisé, les perspectives d’avenir et les défis à relever (voir suite).

 

Pascal Martens a partagé sa vision de l’avenir dans son rapport moral, rappelant la nécessité de ne pas baisser la garde sur les maladies parasitaires telles que le varron ou sur des virus tels que la BVD. « L’action du GDS est celle d’une armée en temps de paix. Comme toutes les armées, elle coûte trop cher mais on découvre ses vertus en temps de guerre ou de crise regrettant alors de ne pas lui avoir donné la place qu’elle mérite » a tonné le président.

  

Christian Decercle pour la Chambre régionale d’agriculture s’est exprimé, réaffirmant lui aussi l’indispensable action du GDS. « Votre action est peu sous le feu des projecteurs, insuffisamment reconnue mais ô combien importante dans notre région résolument orientée vers l’élevage » a affirmé le président de la chambre régionale d’agriculture, éleveur dans le Charolais.

 

C’est enfin à Christian Morel, vice-président du Conseil régional, en charge de la question agricole qu’est revenu le mot de conclusion. L’agriculteur du Doubs a tout d’abord fait part de la reconnaissance du travail réalisé par le GDS pour protéger les différentes productions agricoles régionales. Puis avant de quitter la salle il a expliqué « Notre budget 2023 sera difficile à boucler. Comme pour les particuliers et les entreprises, le budget alloué à la consommation énergétique a explosé pour notre conseil régional. L’État se désengage de nombreux dossiers et se décharge sur les régions. La dernière preuve est la loi 3 DS qui accentue un peu plus encore les lois de décentralisation. Pour autant, je vous rappelle que les conseils départementaux peuvent aussi agir pour le sanitaire ».  Suite à ces propos de conclusion, il est peu probable que les élus sanitaires en restent là. Elus agricoles et élus régionaux se reverront sans aucun doute très vite.

 

 

Ils ont dit…

  • Pascal Martens, président du GDS BFC

« Le PSE est très lié à la question environnementale. En nous refusant l’agrément PSE, on ouvre une 5 voies aux grandes surfaces du médicament et on va programmer la fin du conseil et de l’utilisation raisonnée du médicament ».

 

  • Lionel Malfroy, section bovine

« Le low-cost avec le caddie dans certaines grandes surfaces, c’est pas envisageable sur la question des médicaments. Le conseil et l’encadrement de l’utilisation des médicaments par des professionnels doivent primer ».

 

  • Damien Pobelle, section porcine

La peste porcine africaine fait des sauts de kangourou et pas des sauts de puce. On explique ça par la migration des hommes et notamment des travailleurs détachés qui manquent de vigilance sur leur déchets alimentaires. Il faut vraiment faire le boulot et être hyper réactif en cas de PPA sur nos élevages. La mise à jour des données et notamment des référents biosécurité est cruciale.

 

  • Fabien Coulon, section caprine

Les productions laitières au lait cru de chèvre comme les autres filières au lait cru doivent faire l’objet d’une vigilance particulière. Toute crise sanitaire en élevage aurait un impact économique lourd et fragiliserait les circuits courts sur lesquels cette production est très présente.

 

  • Elise Longet, animatrice de la section ovine

« Conforter les exploitations ovine est nécessaire. C’est souvent une production en complément d’une autre car le revenu dégagé n’est pas assez important. Les frais vétérinaires restent élevés par rapport à la valorisation du produit ».

 

  • Mickaël Robert, section équine

La section démarre avec un effectif de 74 000 équins BFC. Nous aurons besoin d’appui pour piloter des actions concrètes comme la mutualisation des coûts d’équarissage.

 

  • Section apicole, représentant de Marc Piard

Varoa et frelons asiatiques restent les points noirs contre lesquels il faut lutter. Trop de ruches ne sont pas répertoriées et la ré-infestation se fait par ce public. Nous voulons mener un travail avec les communes pour sensibiliser tous les propriétaires de ruches.

 

  • Antoine Ney, animateur de la section aquacole

La septicémie hémorragique virale (SHV) et la nécrose hématopoïétique infectieuse (NHI) sont présentes dans les rivières, en étang et en pisciculture. Elles provoquent des ravages sur les populations de poissons, nous voulons accroitre la qualification sanitaire des piscicultures et former les gens.

 

  • François Patriat, sénateur de Côte d’Or

Je relaierai vos problèmes financiers au plan régional. On peut s’interroger sur les effets de la décentralisation sur certains dossiers. C’est ce que j’ai relayé auprès des cabinets ministériels.

 

François Patriat, sénateur de Côte d’Or a suivi une partie des échanges en visioconférence depuis le Sénat et s’est exprimé quelques minutes.