Diarrhées, chute de lait, avortements : avec la sécheresse surveillez aussi l’eau !
mis en ligne le 30 juillet 2026
Les fortes températures et le manque de précipitations peuvent dégrader rapidement la qualité de l’eau d’abreuvement. Baisse du niveau de l’eau, concentration en matières organiques, contamination par les déjections, prolifération de micro-organismes… Une eau utilisée habituellement sans difficulté peut devenir à risque en quelques jours. Une eau claire et sans odeur n’est pas forcément une eau saine pour les bovins.
Plusieurs signaux sanitaires nous alertent
Différents constats sont actuellement rapportés par les éleveurs, les vétérinaires et les intervenants sanitaires dans plusieurs départements de l’Est de la France :
L’origine de ces troubles est probablement multifactorielle : stress thermique, perturbation de la ration, circulation d’agents infectieux et dégradation de la qualité de l’eau peuvent se cumuler.
Dans le contexte actuel, la qualité de l’eau fait partie des pistes à vérifier rapidement.
La plus grande vigilance est recommandée
Soyez particulièrement attentifs lorsque les bovins s’abreuvent à partir d’une mare ou d’un étang, d’un ruisseau ou d’un cours d’eau peu profond, d’une source ou d’un captage non contrôlé ou d’une citerne exposée à la chaleur…
Quelques actions simples permettent de limiter les risques :
En cas de doute, il est nécessaire de fournir une autre source d’eau sans délai et de contacter rapidement votre vétérinaire. Indiquez-lui l’origine de l’eau distribuée aux animaux. Des analyses sont possibles et restent le seul moyen de confirmer qu’une eau est sans danger.
Cyanobactéries : neuf génisses mortes en Bourgogne
Une mortalité récente de plusieurs génisses a été imputée aux cyanobactéries.
Ce signalement nous rappelle que la chaleur, la lumière et la faible circulation de l’eau favorisent la prolifération des cyanobactéries entre le printemps et l’automne. Les chiens ne sont pas les seules espèces sensibles.
Elles peuvent se développer dans les mares et les étangs, mais également dans certains ruisseaux peu profonds ou à faible débit. Une coloration verte, bleutée ou brunâtre, des écumes, des amas flottants ou des dépôts sur les berges doivent alerter. Toutefois, l’absence de signe visible ne permet pas d’exclure le danger. Certaines cyanobactéries produisent des toxines susceptibles de provoquer des troubles, voire la mort.
Pomper la même eau vers un abreuvoir ne supprime ni les bactéries ni les toxines qu’elle peut contenir.
Pour en savoir plus sur les cyanobactéries : consultez ce document du réseau GDS3M : https://gdsreseau3m.com/wp-content/uploads/2023/08/Courrier-eleveur-Cyanobacteries.pdf