DNC : (re)vaccination 2026
mis en ligne le 26 mars 2026
Pour 2026, il a été décidé nationalement de poursuivre la vaccination DNC sur l'ensemble des zones qui ont vaccinées en 2025 (à l’exception de la Corse). En effet, le risque de réémergence de la maladie sur notre territoire n'est pas totalement écarté et c'est pourquoi nous devons maintenir une immunité collective la plus élevée possible au moins encore cette année. La finalité est, bien entendu, de ne pas connaître de nouveaux foyers.
Dans la pratique, plusieurs "populations" de bovins sont concernées :
Ils n'ont pas fait l'objet d'une injection et la protection apportée par les anticorps maternels diminue progressivement. Réglementairement, elle ne dépasse pas 6 mois. Parallèlement, une vaccination avant l’âge de 3 mois ne sera pas efficace (les anticorps maternels interfèrent avec le vaccin). Ces animaux doivent donc être vaccinés à partir de l’âge 3 mois et au plus tard avant l’âge de 6 mois.
l’ANSES met en avant une moindre efficacité du vaccin sur les animaux vaccinés avant l’âge de 3 mois en raison notamment d’un défaut de maturité du système immunitaire à médiation cellulaire.
Le Ministère recommande de revacciner ces veaux à partir de l’âge de 3 mois et « avant la mise à l’herbe ».
L’objectif sanitaire est de réduire si possible à zéro le risque de réapparition d’un nouveau foyer. C’est pourquoi le GDS demande aux éleveurs concernés de revacciner tous les veaux vaccinés avant l’âge de 3 mois, une fois qu’ils ont atteint l’âge de 3 mois et au plus tard avant l’âge de 6 mois.
Nous insistons encore plus sur cette recommandation pour tous les élevages situés dans l’ex Zone de Protection.
Cette position est partagée avec le Groupement Technique Vétérinaire.
La revaccination précoce de ces veaux reste prise en charge par l’Etat.
Ces animaux devront toujours être vaccinés après leur arrivée en Zone Vaccinale. Cela est bien entendu valable tant pour les bovins introduits que pour les mises en pâture.
A ce titre, nous regrettons, pour des raisons sanitaires et pratiques, qu'il soit toujours interdit de les vacciner avant leur départ de Zone Indemne. Nous avons formulé cette demande à de très nombreuses reprises mais il n’y a malheureusement pas pour l'instant d'inflexion par rapport à cette position réglementaire.
Quel que soit le vaccin utilisé pour la première injection, le rappel doit avoir lieu au plus tôt 8 mois et au plus tard 15 mois après la dernière vaccination. Ainsi les rappels pourront être réalisés en fin d’année après la période de mise à l’herbe.
Lors du CROPSAV de notre région, les représentants professionnels ont demandé que la situation soit réévaluée en fin d’été afin de se positionner sur le maintien ou l’arrêt de la vaccination. L’absence de nouveau foyer sera bien entendu un élément déterminant dans cette prise de décision.
ATTENTION : Cas particulier des bovins destinés à l’export : le rappel devra obligatoirement être effectué avant 12 mois.
Situation du bovin |
Vaccination à faire |
||
à partir de |
et avant |
||
Animal ayant reçu une injection vaccinale |
Avant l’âge de 3 mois |
Recommandation d’une revaccination précoce à partir de l’âge de 3 mois |
15 mois après précédente injection (12 mois pour export ; en attente réponse UE pour passer à 15 mois) |
|
A partir de l’âge de 3 mois |
8 mois après précédente injection (anticipation possible si nécessaire) |
||
Animal n’ayant jamais été vacciné |
Veau né de mère valablement vaccinée |
3 mois d’âge |
6 mois d’âge |
|
Veau né de mère non valablement vaccinée |
naissance |
30 jours après naissance |
|
|
Animal provenant de Zone Indemne |
Après l’arrivée |
30 jours après arrivée |
|
Le non-respect de la date limite pour la (re)vaccination entraînera la perte du statut valablement vacciné pour l’animal. Pour que l’animal bénéficie à nouveau de ce statut il faudra attendre un délai de 28 jours après réalisation de la vaccination faite hors-délai.
Contrairement à la campagne 2025, il est possible de déplacer et de regrouper ses animaux sans contrainte particulière. Nous ne sommes plus dans une situation d’urgence et il est donc possible et nécessaire de planifier les chantiers. Il s’agit en effet de ne pas mobiliser à tout bout de champ les vétérinaires et de ne pas gaspiller du vaccin dont le plus petit flaconnage comprend 20 doses.
C’est notamment pour ces raisons, qu’en règle générale, ce sont les vétérinaires qui vont planifier les visites.
Pour la (re)vaccination des veaux et/ou les animaux provenant de Zone Indemne, l’Etat ne prendra en charge qu’une visite par mois.
Le GDS à transmis aux vétérinaires concernés les documents d’accompagnement de la vaccination. Les élevages concernés par une vaccination ont également été informé des modalités par mail.
Fin mai, nous renouvellerons l’opération. Et si la vaccination doit se poursuivre cet automne, nous ferons de-même.
Ainsi, hors animaux à vacciner car provenant de Zone Indemne, un rythme de visite tous les 2,5 mois à 3 mois semble envisageable.
Nous sommes conscients que la vaccination des veaux ce printemps va nécessiter de la manipulation et poser parfois des difficultés, particulièrement les veaux allaitants sous la mère. Elle reste cependant indispensable pour éviter une résurgence de la maladie.
Nous comptons sur la responsabilité de chacun pour protéger votre troupeau et celui de tous les autres éleveurs.