DNC et passage en Zone Vaccinale 1 : ce que ça change pour les mouvements
mis en ligne le 14 octobre 2026
Dans un communiqué en date du 2 octobre, le ministère de l’agriculture a annoncé que la Zone Vaccinale « AURA-BFC » bascule ce 19 octobre du statut de Zone Vaccinale 2 (ZV 2) à un statut de Zone Vaccinale 1 (ZV 1).
Depuis le début de la lutte contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), plusieurs leviers sont utilisés dont les restrictions de mouvement.
En fonction d’un niveau de risque, des zones géographiques sont définies avec chacune leurs règles pour le déplacement des bovins.
Ce changement annoncé comme un allègement a finalement peu d’incidence pour les conditions de mouvements des bovins destinés à l’élevage sur le territoire national.
Ce qui ne change pas au 19 octobre pour aller en Zone Indemne (ZI) ou une autre ZV :
Ce qui change au 19 octobre pour aller en Zone Indemne (ZI) ou une autre ZV :
Les évolutions seront plus significatives pour les échanges vers l’Union européenne puisque ceux-ci seront possibles (toujours sous conditions) dans l’ensemble des Etats membres et pas seulement en Italie, Espagne et Suisse.
Le 19 octobre n’est donc qu’une simple étape jusqu’au recouvrement de notre statut indemne qui devrait intervenir le 1er septembre 2027 si le taux de vaccination est suffisant et en l’absence de nouveau foyer.
D’ici là, la prochaine étape doit être l’arrêt de la vaccination au 1er janvier 2027.
Même si tout n’est pas encore acté définitivement par l’Etat, il semblerait qu’à partir de cette date la circulation des bovins valablement vaccinés soit soumise aux mêmes conditions que celles qui seront appliquées à partir du 19 octobre (examen clinique vétérinaire + LPS).
Par opposition, les animaux qui ne seraient plus considérés valablement vaccinés ou protégés par l’immunité maternelle devront être soumis à un dépistage PCR sur un prélèvement réalisé dans les 5 jours ET à un examen clinique dans les 48 heures avant départ.
Si ces conditions sont confirmées, 2 passages du vétérinaire seront nécessaires (il sera difficile voire impossible d’obtenir un résultat d’analyse si le prélèvement est réalisé dans les 48 heures avant départ d’autant plus que l’Etat refuse obstinément d’agréer les laboratoires départementaux qui le demandent comme celui du Doubs).
Contrairement à la vaccination, qui est prise ne charge par l’Etat, ces coûts vétérinaires et d’analyse (compter une centaine d’euros par bovin) seront intégralement à la charge de l’éleveur.

Exemples de cas pour lesquels la visite et l’analyse seraient requis à partir du 1er janvier 2027 :
Les rappels de vaccination restent donc plus que jamais indispensables pour :