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Actualité

DNC : maintenir la couverture vaccinale

mis en ligne le 25 juin 2026

Le dernier foyer de DNC sur le territoire français a été détecté le 2 janvier dans le département de l’Ariège. En Espagne, 20 foyers ont été détectés entre le 1er octobre 2025 et le 13 février 2026. Le dernier a été déclaré au sein d’un élevage de 133 bovins non vaccinés situé à environ 23 km de la frontière française (Hautes-Pyrénées). La situation la plus préoccupante actuellement est celle de la Sardaigne où 8 foyers ont été identifiés depuis le 14 avril dans une zone différente de celle de 2025. La résurgence du virus est très probablement liée à un petit élevage (20 bovins) non vacciné dans lequel des lésions anciennes ont été observées sur la quasi-totalité des animaux (18/20). Dans les autres foyers, situés à proximité de celui-ci, les signes cliniques ont été constatés sur des veaux nés en janvier 2026 de mères vaccinées.

 

Le risque de réémergence de la maladie est-il écarté ?

Jusqu’à maintenant, aucun pays n’a jamais éradiqué la DNC en moins de 2 ans. Il serait donc très présomptueux d’annoncer que la crise est définitivement derrière nous.

Selon les experts de l’ANSES, le risque est notamment lié : 

  • Au maintien de la circulation virale dans certains pays. N’oublions pas que les premiers foyers détectés en 2025 étaient déjà en Sardaigne et que la maladie est apparue en France dans les semaines suivantes.
  • Au fait que certains foyers ont pu ne pas être détectés ou déclarés en France.
  • Au fait que certains animaux, incomplètement immunisés à la suite de la primovaccination de 2025, pourraient être infectés de façon subclinique et héberger le virus sans signe clinique associé (la vaccination peut être juste partiellement efficace sur des animaux malades ou en mauvais état d’entretien avec un système immunitaire peu efficient).

Où en sommes-nous au niveau de la vaccination ?

La nouvelle campagne de vaccination a officiellement débuté le 18 mars. Elle concerne dans un premier temps les veaux nés de mères vaccinés et ceux qui ont été vaccinés avant l’âge de 3 mois dont l’immunité ne dure pas.

Les autres bovins devront faire l’objet d’un rappel entre 8 et 15 mois après la primo-vaccination. Dans la grande majorité des cas ce rappel sera réalisé à partir de septembre. Nous reviendrons vers vous à ce sujet en temps voulu.

 

Actuellement, si le taux global de vaccination reste très bon, nous constatons un effritement de la couverture immunitaire pour les veaux ayant perdu l’immunité colostrale (10 % des jeunes âgés de 6 à 9 mois n’ont toujours pas été vaccinés) ou vaccinés avant l’âge de 3 mois et toujours pas revaccinés (19 % des jeunes âgés de 6 à 9 mois n’ont toujours pas été revaccinés).

 

Sur le plan réglementaire, un bovin qui n’est plus couvert par l’immunité colostrale ne peut plus être déplacé. Son troupeau peut alors ne plus être considéré comme valablement vacciné.

 

Principaux points d’attention

  • Vacciner les animaux figurant sur la liste adressée par le GDS à chaque éleveur et à son vétérinaire sanitaire :
    • Poursuite de la vaccination des veaux de statut « Mère vaccinée » qui ont passé ou vont bientôt passer l’âge de 3 mois. Sont programmés tous les veaux porteurs de ce statut et âgé d’au moins 2 mois à la date d’édition du DAV.
    • Poursuite de la vaccination des veaux de statut « Vacciné » qui n’ont été vaccinés qu’une seule fois alors qu’ils étaient âgés de moins de 3 mois.
    • Rattrapage de bovins qui ne sont pas / plus en conformité avec la réglementation.
  • Les bovins « naïfs » en provenance de Zone Indemne doivent être vaccinés au plus vite (sous 48 heures). Leur introduction dans les pâturages temporaires collectifs est interdit.
  •  Les Laissez Passer Sanitaires (LPS) sont toujours exigés pour les mouvements à destination de la Zone Indemne. Un relâchement à ce sujet a été constaté et les services de l’Etat ont sanctionné certaines situations.

 

Nous entrons dans une phase d’activité vectorielle particulièrement active donc dans une période à risque. L’absence de foyer sur le territoire français au cours de l’été permettrait d’entrevoir plus sereinement la sortie définitive de cette crise, qui nous l’espérons tous interviendra le 1er septembre 2027.

Pour notre département, l’enjeu majeur est de maintenir une couverture vaccinale massive et la plus exhaustive possible. Si c’est le cas, la probabilité de passer une année 2026 sans foyer est élevée. Dans le cas contraire, nous risquons de revivre des drames et de subir des contraintes fortes.

 

Chaque détenteur de bovins a donc une responsabilité individuelle et surtout collective forte.

Nous comptons sur chacun.

 

GDS du Jura