DNC : Passage en Zone Vaccinale I le 19 octobre, qu’est-ce que ça change pour les éleveurs ?
mis en ligne le 15 octobre 2026
Dans un communiqué en date du 2 octobre, suivi d’un webinaire d’explications le 14 octobre, le ministère de l’agriculture a annoncé que la Zone Vaccinale « AURA-BFC » passera d’un statut de Zone Vaccinale II (ZV II) à un statut de Zone Vaccinale I (ZV I). Rappelons tout d’abord la différence initiale entre ces 2 zones. Une ZV II, telle que celle que nous connaissons actuellement en région BFC, est mise en place dans le périmètre des 50 Km autour d’un foyer. Par opposition, il n’y a pas eu de foyer dans les ZV I qui sont pourtant soumises à une vaccination obligatoire pour prévenir l’éventuelle diffusion de la maladie à partir de ZV II. Cette zone correspond actuellement à certains départements limitrophes de la ZV II du sud-ouest et à la Corse (compte tenu de sa proximité avec la Sardaigne). Les règles aux mouvements ne sont pas identiques pour les 2 zones. Ce changement annoncé comme un allègement a finalement peu d’incidence pour les conditions de mouvements des bovins destinés à l’élevage sur le territoire national. Il aura par contre une incidence importante pour la sortie des bovins pendant la période de recouvrement du statut indemne qui ira du 1er janvier 2027 au 31 août 2027.
Ce qui ne change pas au 19 octobre pour aller en Zone Indemne (ZI) ou une autre ZV :
Ce qui change au 19 octobre pour aller en Zone Indemne (ZI) ou une autre ZV :
Les évolutions seront plus significatives pour les exports puisque ceux-ci seront possibles (toujours sous conditions) dans l’ensemble des états membres et pas seulement en Italie, Espagne et Suisse.
Le 19 octobre n’est donc qu’une étape jusqu’au recouvrement de notre statut indemne qui devrait intervenir le 1er septembre 2027 si le taux de vaccination est suffisant et en l’absence de nouveau foyer. D’ici là, la prochaine étape doit être l’arrêt de la vaccination au 1er janvier 2027. Même si tout n’est pas encore acté définitivement par l’état, il semblerait qu’à partir de cette date la circulation des bovins valablement vaccinés soit soumise aux mêmes conditions que celles qui seront appliquées à partir du 19 octobre (examen clinique + LPS)
Par opposition, les animaux qui ne seraient plus connus valablement vaccinés ou protégés par l’immunité maternelle devront être soumis à un test PCR sur un prélèvement réalisé dans les 5 jours ET en un examen clinique dans 48 heures avant départ. Si ces conditions sont confirmées, 2 passages du vétérinaire seront nécessaires (il sera difficile voire impossible d’obtenir un résultat d’analyse si le prélèvement est réalisé dans les 48 heures avant départ). Contrairement à la vaccination, qui est prise en charge par l’état, ces coûts vétérinaires et analytiques (compter une centaine d’euros par bovin) seront intégralement à la charge de l’éleveur.
Exemples de cas pour lesquels la visite et l’analyse seraient requis :
Les rappels de vaccination restent donc plus que jamais indispensables pour :