Arrivé accidentellement en France en 2004 via des importations de marchandises, le frelon à pattes jaunes s'est progressivement implanté sur l'ensemble du territoire. Prédateur de nombreux insectes, il représente aujourd'hui une menace importante pour les colonies d'abeilles domestiques, particulièrement à la fin de l'été et en automne. Les ouvrières Vespa velutina capturent les abeilles à l'entrée des ruches afin de nourrir leurs larves, leur présence créant un stress qui paralyse l’activité des colonies, ce qui peut entraîner un affaiblissement et compromettre la bonne préparation à l'hivernage.
Plusieurs moyens de lutte existent et nécessitent d’être mis en place ensemble dans le cadre d’une stratégie globale comprenant :
Depuis mars 2025, cette espèce fait l’objet d’une loi et en 2026, une partie des actions citées ci-dessus sont financées par le plan de lutte du MTE et certains Conseils départementaux.
Cette méthode a pour objectif de capturer les reines frelons à leur sortie d’hivernage pour limiter l’implantation de nids localement. Un piégeage pouvant être très dommageable pour la biodiversité, il est nécessaire de le mettre en place avec beaucoup de précautions en respectant les bonnes pratiques d’un usage raisonné. L’utilisation de pièges les plus sélectifs possibles est fortement recommandée et nécessite une surveillance régulière. Il est important de bien savoir identifier le frelon à pattes jaunes (Vespa velutina) du frelon européen (Vespa crabro) ou la scolie des jardins (Regiscolia maculata).

Entre avril et juillet, la fondatrice construit un nid primaire de petite taille, généralement installé dans un lieu abrité : abri de jardin, garage, avancée de toit ou dépendance. À partir de l'été, la colonie migre vers un nid plus gros, dit secondaire, souvent situé en hauteur dans les arbres, mais parfois également dans les haies ou les bâtiments. C'est dans ce nid que se développe la majeure partie de la population responsable de la prédation observée sur les ruchers.

Le repérage précoce et la destruction des nids constituent un levier essentiel pour limiter localement la pression de prédation. Plusieurs méthodes existent pour les localiser, toutes étant relativement chronophages :
- Méthode de radiotélémétrie avec pose d’une balise sur frelon.
Les nids trouvés sont à déclarer sur LEFRELON.COM
La destruction des nids nécessite l’intervention d’un professionnel d’une entreprise de désinsectisation. Celui-ci injecte la plupart du temps un produit biocide à l’intérieur du nid pour le détruire à l’aide d’un outil adapté, généralement une perche plus ou moins longue selon la hauteur du nid (l’outil et le produit sont adaptés en fonction de l’environnement du nid et sa dangerosité).
Les entreprises de désinsectisation peuvent adhérer à la charte de bonnes pratiques proposée par FREDON BFC, garantissant aux particuliers qui font appel à eux, des professionnels respectueux des directives données par le Plan de lutte national, ainsi que la possibilité de demander une indemnisation partielle suite à la destruction d’un nid par l’un de ces professionnels.
La destruction des nids n’est plus justifiée après novembre : les futures fondatrices ont quitté le nid et il ne reste que la vieille reine et les ouvrières, condamnées à mourir avec l’arrivée du froid. Détérioré pendant l’hiver, le nid ne sera pas réutilisé l’année suivant.
Pour en savoir plus sur la destruction des nids, son indemnisation partielle et la liste des entreprises chartées en BFC, RDV SUR LE SITE DE FREDON BFC.
La période comprise entre août et novembre correspond généralement au pic de prédation. Les frelons se positionnent en vol stationnaire devant les ruches et capturent les abeilles lors de leurs sorties ou de leur retour de butinage.
Au-delà des pertes directes, leur présence permanente génère un stress provoquant :
- une diminution, voire une paralysie de l'activité de butinage ;
- une baisse des apports en nectar et en pollen impactant la qualité, voire la survie du couvain ;
- une consommation accrue des réserves déjà présentes ;

Si la prédation est trop forte, on constate un affaiblissement global des colonies et une préparation à l'hivernage compromise. Si les attaques se prolongent lorsque la colonie est grappée (~début novembre en fonction des températures) et que les gardiennes ne défendent plus la planche d’envol, celle-ci peut être rapidement décimée, les frelons venant directement se servir dans la ruche. La protection du rucher vise donc à réduire à la fois la prédation directe et le stress exercé sur les colonies.
Plus d’informations sur le DOSSIER DEDIE AUX OUTILS DE PROTECTION DES RUCHERS.
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Focus sur le maintien des colonies fortes/surveiller les réserves Les colonies les plus populeuses résistent généralement mieux à la pression exercée par le frelon à pattes jaunes. Une surveillance régulière des ruches permet d'identifier rapidement les colonies faibles ou en difficulté et d'adapter leur conduite. Il est notamment conseillé :
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